TAG: Les incontournables (récents) en SFFF

Me revoilà le temps d’un article sur ce blog un peu mort (qui est déjà en plus le cimetière de mes articles préférés parues précédemment sur le défunt « Les lectures de Cachou »)(pour ceux qui ne me connaissent pas, je suis Cachou sur internet et Sophie IRL)(pour ceux qui me connaissent mais qui se demandaient où j’étais passée, je mets mes avis sur instagram maintenant). Pourquoi revenir? Pour le plaisir de partager une liste, évidemment. Vert a lancé une très chouette idée, celle de lister nos livres de SFFF incontournables publiés depuis 2000 (voir tous les détails ici). A force de voir les résultats de ce tag passer, j’ai eu envie de participer. Sans plus attendre et sans aucun ordre précis (ils sont classés selon le meilleur rendu couleur pour l’image les regroupant, c’est dire), voici les dix livres de SFFF parus ces 20 dernières années qui me semblent les plus importants (de manière totalement et complètement subjective, avec toute la dose de mauvaise foi que ça comporte):

Incontournables SFFF 2000-2020 Les Carnets de Bords Cachou

  • « Complications », Nina Allan (Tristram, 2013): série de nouvelles qui finiront par se révéler liées les unes aux autres et qui non seulement possèdent des histoires qui vous hanteront longtemps mais sont en plus écrites d’une plume hypnotisante et si belle.
  • « Cristallisation secrète », Yôko Ogawa (Actes Sud, 2009): dystopie superbement glaçante où des mots disparaissent peu à peu, transformant à jamais la vie des habitants de l’île où tout cela se passe.
  • « Terminus radieux », Antoine Volodine (Seuil, 2014): « Toi qui entre ici abandonne toute espérance » ou comment plonger le lecteur dans un monde sombre et sans espoir tout en l’amenant à en redemander encore et encore. Magistral. J’en parle aussi ici.
  • « Planète à louer », Yoss (Mnémos, 2011): entre recueil de nouvelles et chroniques d’un monde colonisé par les extra-terrestres, ce livre très engagé politiquement est aussi glaçant que fascinant. Un must de la SF que j’aime faire sortir à la bibli pour un peu secouer mes lecteurs (encore faut-il qu’ils acceptent de le louer…).
  • « Descendre en marche », Jeff Noon (La Volte, 2012): ça aurait pu être la série « Vurt », mais celui-ci m’est encore plus resté. Ce roman post-apo parlant d’un monde où on n’arrive plus à décoder et assimiler d’informations est un exercice de style aussi réussi qu’une peinture humaine et touchante de personnages perdus dans un monde sans sens.
  • « Son corps et autres célébrations », Carmen Maria Machado (Eds de L’olivier, 2019): recueil de nouvelles toutes incroyables, fascinantes, superbes, et tout autre adjectif dithyrambique qui vous viendra à l’esprit. J’adore, j’en veux encore.
  • « Elliot du Néant », Sabrina Calvo (La Volte, 2012): en Islande, dans une école, une drôle d’aventure impliquant espaces impossibles, quêtes incroyables et tortues prend place dans un endroit hors des cartes et du temps. Fascinant et poétique.
  • « Brûlées », Ariadna Castellarnau (Eds de l’Ogre, 2018): ensemble de nouvelles qui se suivent et appartiennent au même univers post-apo qui brûle sans fin et dans lequel la vie est de moins en moins possible, le tout est sombre mais si beau. Le livre que j’aurais aimé écrire…
  • Série « Planetfall », avec comme favori « Before Mars », Emma Newman (J’ai Lu pour les deux premiers tome, honte à eux de ne pas avoir publié la suite, surtout le 3ème, meilleur de la série, 2017-2019): la série parle d’un monde futur dans lequel quelques personnes sont parties vers une destination inconnue « désignée par dieu » quand d’autres sont restés sur notre terre de moins en moins habitable. Dans « Before Mars », une artiste part sur Mars pour une année et est très perturbée quand elle découvre un mot de sa main en arrivant. Dans un endroit où elle n’avait jamais mis les pieds avant…
  • « La maison des feuilles », Mark Z. Danielewski (Denoël, 2002): ce livre complètement dingue qui est construit sur trois récits imbriqués les uns dans les autres est certainement le truc le plus dingue, aussi bien dans conceptuellement que narrativement, que j’ai pu lire. Je suis incroyablement admirative de l’auteur, dont c’était quand même le premier livre. Wow. Chapeau.

 

Voilà. Je ne tague personne mais j’ai quand même remarqué que fqnar et Nébal n’avaient pas encore fait le tag, si jamais, j’aimerais bien voir vos choix…